mercredi 7 octobre 2009
Pétition pour l'indépendance et la survie de l'AFP
lundi 14 septembre 2009
Assises du Journalisme et de l'Information 2009
La troisième édition des Assises se tiendra à Strasbourg du 5 au 9 octobre 2009, en partenariat avec le Conseil de l’Europe. Pour tout savoir sur les débats, les intervenants, et les thématiques des Assises 2009, consultez le programme détaillé de chaque journée et accédez au formulaire d'inscription.
mardi 23 juin 2009
Pigistes : accord sur la formation professionnelle
Depuis la loi Cressard de 1974, les journalistes pigistes avaient rarement accès à la formation chez leurs employeurs (et généralement sans le maintien de salaire via Mediafor). La signature de l'accord formation en février 2009 entre syndicats de journalistes et fédérations patronales de presse change la donne.
commission pigistes a prévu - au moins à titre provisoire - d’accorder à chaque journaliste pigiste 20 h par an de détention de la carte pour 2005, 2006, 2007 et 2008 et 13 h pour 2004 (promulgation de la loi en cours
d’année). Un journaliste pigiste muni de l’attestation de la Commission de la carte attestant du renouvellement régulier (ou photocopie de la carte délivrée chaque année) depuis 2004 a droit à 93 h. Une éventuelle anticipation des droits à venir est prévue par l’accord. Pour 2009 et la suite, le calcul de l'allocation, décidé provisoirement, consiste à diviser le salaire annuel individuel par un salaire de référence de 1400 € (salaire médian du journaliste titulaire au premier indice toutes grilles des différentes formes de presse confondues) pour trouver un nombre d’heures. Une allocation (et non un salaire, malgré les demandes syndicales) sera versée.
Pétition : SAUVONS LA PHOTOGRAPHIE
Les utilisations massives de photos dites « libre de droits », les photographies à « 1 euro », les photographies signées « DR », la baisse générale des tarifs, les contrats de cession de droits ne respectant pas la loi, la remise en cause par les juges de la qualité originale des photographies, la banalisation de la photographie comme un bien de consommation et les autres atteintes à la profession doivent être encadrés juridiquement et socialement. Ces pratiques abusives génèrent une crise économique sans précédent qui met en péril les auteurs photographes et les agences photographiques qui diffusent leurs images. L’opinion publique et les représentants de l’Etat doivent prendre en compte cette réalité.
La France pays inventeur de la photographie a le devoir de soutenir la liberté de création visuelle et maintenir une activité économique qui concerne des milliers d'emplois utiles à notre société. Nous demandons à l’Etat, garant des libertés et de la sauvegarde du patrimoine culturel, de tout mettre en œuvre pour réunir l’ensemble des acteurs de la photographie et trouver des solutions législatives à cette situation.
Vous pouvez soutenir cette initiative en signant l'appel sur http://petitions.upc.fr/appel.php?petition=1
jeudi 11 juin 2009
Commission de la Carte de Presse : n’oubliez pas de voter !
vendredi 17 avril 2009
CCIJP : élections 2009
mardi 17 février 2009
Pigistes nantais : compte-rendu réunion du 3 février
Faute de réponse aux invitations des responsables régionaux de la CFDT à venir expliquer leur choix, les arguments de la CFDT ont été résumés à partir d'une contribution reçue par mail, sollicitée auprès de la direction nationale. Topo rédigé par Michel Chapeau, négociateur et secrétaire fédéral de la branche presse. Mais les arguments de la CFDT, revendiquant comme des avancées pragmatiques des dispositions déjà prévues par la loi, code du travail et convention collective, laissent perplexe. Certes, les employeurs appliquent difficilement, voire pas du tout ces droits. Ancienneté passée à la trappe, exclusions des oeuvres sociales du CE, des listes électorales, etc. Mais comment espérer que ces droits puissent se révéler mieux garantis avec un nouveau texte, alors que les premiers textes supposés aussi les garantir sont bafoués dans les faits. Pourquoi faire plus confiance au nouveau texte si le premier n'est pas respecté ? La logique est en fait simple : il faut faire valoir nos droits, et batailler pour. Pas attendre un texte modifiant celui existant, avec une hypothétique "applicabilité", pour paraphraser les néologismes à la noix.
On a essayé de montrer les enjeux, et les dangers tendanciels pour les pigistes, menés de plus en plus vers un statut extérieur au salariat, en tous cas à la communauté de travail, ce qui est déjà le cas physiquement et géographiquement. La disparition des pigistes du registre unique du personnel, donc rayés des effectifs du média qui les emploie est à ce titre significatif. Très dans l'air du temps ça; il faudrait devenir le propre responsable de son destin professionnel, auto-entrepreneur, profession libérale ou un truc du genre. Mais du coup, fini (ou presque) le salaire en cas de maladie, les congés maternité, les avantages communs, les rapports de force pour obtenir des droits transversaux. Chacun pour soi. On passerait au stade d'un rapport commercial, comme la sous-traitance dans l'industrie. Ce qui amenèrait encore plus de docilité, puisque l'employeur pourrait changer son prestataire pigiste avec encore moins d'encombres qu'actuellement. Malheureusement, l'emploi du conditionnel n'est plus de mise. Le nouveau texte, qualifié de "scélérat" par le SNJ, est applicable dès maintenant. Dans les entreprises, les employeurs ne vont pas se gêner.
Au club de la presse devant des sandwiches, la deuxième partie de la rencontre était un peu là pour appâter, avec quelque chose qui implique personnellement tout le monde. On a présenté l'accord de compensation des baisses de piges à Libé, et ses limites (calcul du différentiel entre l'année N et l'année N+1, pour règlement -ou dérèglement structurel- à l'année N+2 ; montant : 40% de la baisse constatée). On a rappelé les "contrats" de mensualisation des pigistes réguliers à La Croix, l'"outil de pilotage" de la régularité des collaborations en germe au groupe Wolkers Kluwer (ex groupe Liaisons). On a aussi présenté la démarche à entreprendre auprès des rédactions et des médias pour demander cette régularité, inscrite dans la loi (Cressard) et, au pire, le contenu possible de lettres de demande de licenciement, en bonne et due forme.
Tout cela pour dire qu'il existe des solutions groupées, éventuellement négociées, et qu'il faut éviter le piège du fatalisme et de la résignation. Pourquoi faudrait-il nous sur-pénaliser nous mêmes en cas de marée basse persistante ?
On a aussi plaidé pour des démarches collectives, plutôt que du traitement au cas par cas, au coin du bois. Les temps étant difficiles, la division et l'individualisme sont souvent vus comme des petits moyens de tirer son épingle du jeu. Ceci dit pour les petits malins qui pensent que ce n'est pas un rapport de force mais juste un sillage perso à tracer. Mais tout seul, on ne gagne pas souvent. On a lu ça dans "Souvent magazine". Voilà. C'est l'heure de rendre l'antenne. A vous les studios.
mercredi 28 janvier 2009
Journalistes : grève et manif le 29 janvier




mercredi 21 janvier 2009
Pigistes : rencontre débat au CPNA
mercredi 5 novembre 2008
Protection des sources : appréciation aux juges
Adopté en première lecture par La Haute Assemblée, le projet défendu par Rachida Dati (lire notre article) va donc repartir au palais Bourbon pour une deuxième lecture (ndr : la majorité UMP et centristes a voté pour ; la gauche PS, PCF et Verts a voté contre en déplorant des "imprécisions" encore "trop nombreuses"). Les sénateurs ont adopté avec l'aval du gouvernement tous les amendements du rapporteur de la commission des Lois (ndr : François-Noël Buffet, UMP) visant à "clarifier" le projet.
Les dérogations au secret des sources permises par le texte ont par ailleurs été complétées. Les députés avaient voté qu'il "ne pouvait être porté atteinte directement ou indirectement à ce secret qu'à titre exceptionnel et lorsqu'un impératif prépondérant d'intérêt public le justifie". Les sénateurs ont supprimé la mention "à titre exceptionnel" et ajouté "et si les mesures envisagées sont strictement nécessaires et proportionnées au but légitime poursuivi". La ministre de la Justice a jugé "impératif" de "laisser aux juges le soin d'apprécier au cas par cas s'il est justifié de savoir comment un journaliste a été informé et d'identifier sa source" dans le cadre d'une affaire pénale. CAF (sources : AFP, L'Express)
vendredi 24 octobre 2008
Plenel claque la porte des Etats généraux de la presse
Le site d'Edwy Plenel avait été invité à participer à l'une des commissions des états généraux lancée début octobre par Nicolas Sarkozy. Une commission dédiée à la presse sur internet (ndr : intitulée "Le choc d’Internet : quels modèles pour la presse écrite ?"), pilotée par Bruno Patino (voir bio et photo), docteur es-sciences-po, ex-directeur du Monde Interactif (aujourd'hui disparu), auteur d'un essai sur "Une presse sans Gutenberg"...
Mediapart aura finalement participé aux états généraux de la presse durant 17 minutes : "Nous nous sommes rendus à la première réunion de cette commission jeudi pour constater qu'aucune des conditions minimales n'était remplie : pas de publicité des débats, sous-représentation des journalistes, absence des lecteurs et des blogueurs, et un flou procédural laissant libre cours aux influences et petits arrangements"...Rappel des faits : début octobre, Nicolas Sarkozy a chargé quatre groupes de travail composés d'éditeurs, de journalistes, d'experts et d'hommes politiques, de réfléchir à l'avenir de la presse. Chaque groupe devant présenter d'ici la fin de l'année quelques recommandations (ndr : cinq ou six... pas plus...).
Une histoire de saupoudrage : des "pôles" dotés de personnalités variées...
Que retenir du pôle, si ce n'est sa dénommination et sa composition : "Quel avenir pour les métiers du journalisme ?" avec Arnaud de Puyfontaine (photo), diplômé de l'ESCP, 44 ans, ancien Pdg de Mondadori France, qui regroupe les activités françaises du groupe italien connu pour avoir mené la cession d'Emap France à Mondadori, en 2006, contrôlé par la holding Fininvest de Silvio Berlusconi. Ex-président de l'Association pour la promotion de la presse magazine (APPM, de 2004 à 2007). Pour info, les quatre groupes de travail constitués depuis le 2 octobre pour organiser les travaux des états généraux de la presse ont à leur tête des personnalités ayant toutes une (grande) expérience du monde de la presse. Des groupes sensés dialoguer via un comité de pilotage... (le plus) intéressant (est) donc de passer en revue la composition de ce comité... un vrai casting média :
La coordination est assurée par Bernard Spitz (photo, diplômé de l’ESSEC, de l’IEP Paris et de l’ENA, maître des requêtes au Conseil d’Etat). Bernard Spitz a été jusqu’en 2004 directeur de la stratégie de Vivendi Universal, avant de fonder "BSConseil", société de conseil en stratégie et en communication. L'homme est par ailleurs ex-conseiller de Michel Rocard, ancien journaliste au Monde et a été membre de la DG de Canal+. Bernard Spitz est l’auteur de nombreux articles et ouvrages sur le secteur de la communication, accessoirement membre du collectif de réflexion de centre gauche des "Gracques" (association lancée par d'anciens conseillers économiques et sociaux de F. Mitterrand, et des ministres L. Fabius, P. Beregovoy, M. Rocard, L. Jospin, J. Delors, M. Sapin et DSK).
Groupe de travail "Imprimer, transporter, distribuer, financer : comment régénérer le processus industriel de la presse écrite ?" : Bruno Frappat (photo, La Croix, 63 ans, est depuis avril 2005 le président du directoire de Bayard Presse, groupe catholique de presse et édition multimédia, (détenu par les Assomptionnistes)...
Bruno Patino (photo, 43 ans, qui vient d'accéder à la direction de France Culture, est un spécialiste des relations entre la presse et internet. Ce docteur en sciences politiques, également diplômé de l'Essec (Ecole supérieure des sciences économiques et commerciales), a notamment pris en charge le destin numérique du Monde, en dirigeant sa filiale Le Monde Interactif (ndr : paix à son âme...) a également présidé Télérama et la régie publicitaire du groupe Le Monde, dont il deviendra brièvement vice-président du directoire en 2007. Bruno Palatino dirige l'école de journalisme de Sciences-Po Paris et est l'auteur avec Jean-François Fogel d'un essai sur "Une presse sans Gutenberg". En charge de l'atelier "Le choc d’Internet" : quels modèles pour la presse écrite ?
François Dufour, 46 ans, est le co-fondateur du groupe Play Bac et le rédacteur en chef des seuls quotidiens français destinés aux enfants. Diplômé de Science-Po, il est le représentant des quotidiens nationaux français à l'Association mondial des journaux (AMJ). Convaincu que la crise de la presse est une "crise du contenu", il a avancé en janvier dix propositions pour sauver les quotidiens d'actualité. Parmi elles : rendre les journaux plus visuels, plus explicatifs, plus pratiques, s'interroger davantage sur ce qui intéresse les lecteurs, et en particulier les lectrices, offrir davantage de sport et de sujets nationaux... l'homme est en charge de l'atelier "Presse et société" : comment répondre aux attentes des lecteurs et des citoyens ?
mardi 14 octobre 2008
Mediapart : lettre ouverte aux Etats généraux
(photo François Bonnet, directeur éditorial de Mediapart) Les Etats généraux qui, en 1789, abolirent les privilèges, adoptèrent la déclaration des droits de l¹homme et instituèrent une assemblée constituante, étaient autrement démocratiques, transparents et pluralistes que la caricature qui nous est aujourd'hui proposée. «La publicité de la vie politique est la sauvegarde du peuple», affirmait en août 1789 Jean-Sylvain Bailly, président du tiers-état et premier maire de Paris, résumant d'unephrase cet enjeu crucial où la liberté de la presse garantit celle des citoyens. Citant cette sentence dans son Histoire des médias (Seuil, 1990), l'historien et praticien des médias Jean-Noël Jeanneney ajoute ce commentaire :«Il ne suffit pas de dire que désormais la souveraineté ne tombe plus d'en haut, et qu'elle procède du peuple ; il faut que tout se fasse en public, sous le regard attentif et sévère des citoyens». De fait, en 1789, les Etats généraux donnèrent lieu à l'expression publique de revendications par les cahiers de doléances, à la désignation pluraliste de représentants par l'élection de députés, à la confrontation transparente des opinions dans des assemblées ouvertes, à l'élaboration patiente de consensus légitimes sanctionnés par des votes.Faut-il avoir perdu confiance en nous-mêmes, en l'ambition de notre métier et en l'exigence démocratique qui le fonde, pour accepter de cautionner, à plus de deux siècles de distance, une mise en scène où tous ces principes sont piétinés? Sous couvert de république, la procédure est monarchique. C'est le président de la République qui, seul, décide, choisit, arbitre. Ainsi le pouvoir exécutif, en son expression à la fois la plus symbolique et la plus sommaire, s'arroge sans partage le droit de décider ce qui sera bon pour ceux qui, dans ce pays, font profession d'informer. Il s'agit de « ma proposition », a insisté Nicolas Sarkozy dans son discours d'ouverture, le 2 octobre. Le «comité de pilotage», dont il a désigné seul les quatre membres sans aucun critère transparent ni procédure publique, sera coordonné par «mon cabinet», a-t-il ajouté, ne citant qu'ensuite, et donc dans une explicite soumission hiérarchique, la ministre de la culture et de la communication ainsi que la direction du développement des médias qui dépend du premier ministre. Ce comité est chargé de lui faire des «propositions» qui, a-t-il précisé, «tiendront compte des suggestions» des professionnels, formule aussi vague dans l'énoncé que souple dans l'exécution. Mais, au final, c'est lui et lui seul qui fera le tri : «J'écouterai et je tiendrai compte de ce qui sera dit». On a connu engagement plus contraignant.
D'abord, le feuilleton de la réforme de l'audiovisuel public : service rendu en sous-main aux opérateurs privés qui réclament le monopole des ressources publicitaires ; commission parlementaire bafouée par le rejet présidentiel de ses propositions les plus consensuelles ; annonce unilatérale de la désignation des futurs dirigeants par le seul président de la République, confondant ainsi le service du public et celui de l'Etat pour mieux réduire l'autonomie conquise, depuis 1981, par les rédactions. Ensuite, le rapport préparatoire confié par Nicolas Sarkozy à une élue parisienne du parti présidentiel, l'UMP Danièle Giazzi, sur Les médias et le numérique : les quelques propositions pertinentes y sont accessoires par rapport à son objectif essentiel de dérégulation et déconcentration, porte ouverte à une régression accentuée d'un pluralisme médiatique déjà bien mis à mal. Enfin, le rôle occulte assumé, en toute vergogne, par l'officieux conseiller du président, particulièrement en ces matières médiatiques, Alain Minc : sa dernière sortie haineuse (ndlr: voir vidéo) contre Mediapart en particulier et le journalisme en général montre en quel estime il tient la liberté de la presse, alors même qu'il gagne sa vie en conseillant des opérateurs financiers directement intéressés à ce que décidera ce président qu'il conseille également, dans le secret de leurs conciliabules, sans rendre compte à quiconque et dans un mélange des genres stupéfiants.
lundi 29 septembre 2008
Etats généraux de la presse
Quelques opinions recueillies par les journalistes du site journalisme.com
Selon Edwy Plenel (Mediapart), les responsables des grands journaux ne devraient pas accepter une "règle du jeu opaque sans aucune transparence" et réfléchir plutôt à la manière d’organiser eux-mêmes une réflexion collective au sein de la profession. "La situation est digne d’une monarchie !" s’exclame l’ancien directeur de la rédaction du Monde, soulignant non sans ironie que le terme même d’ "états généraux" peut parfois entraîner des révolutions…
François d'Orcival, Président du Syndicat Professionnel de la Presse Magazine et 'Opinion : l’organisation d’un tel événement par les pouvoirs publics devrait profiter aux journalistes et leur permettre par la suite de prendre la parole afin d’exprimer leurs besoins dans les différents domaines concernés. "Le rôle du Président de la République est celui de prendre des initiatives", explique-t-il. "S’il n’était pas là pour prendre des impulsions, qui les prendrait ?"
François d'Orcival sur les Etats généraux de la presse
lundi 15 septembre 2008
Edvige, Christina, Ariane et les autres
EDVIGE est le nouveau fichier de police officiellement institué par un décret en date du 27 juin 2008...
Parallèlement, les autorités françaises ont contribué à mettre en place ou envisagent de participer à l’alimentation et à l’exploitation de nouvelles bases de données biométriques : fichier des empreintes digitales des demandeurs de visas, système d’information SCHENGEN II, fichier EURODAC, fichier national des passeports biométriques, etc.
mardi 8 juillet 2008
Conseil de presse : avis favorable de la FFAP
vendredi 16 mai 2008
Adoption du projet sur la protection des sources (AP | 16.05.2008 | 00:18)
Le texte présenté aux députés par le garde des Sceaux Rachida Dati complète la loi du 29 juillet 1881 sur la liberté de le presse en précisant que "le secret des sources des journalistes est protégé afin de permettre l'information du public sur des questions d'intérêt général". La justice ne pourra rechercher l'origine d'une information de presse que lorsqu'un "impératif prépondérant d'intérêt public" l'impose, à titre exceptionnel, en cas de crime ou délit grave et si cela est absolument nécessaire à l'enquête. Le texte protège davantage les journalistes en cas de perquisition. Les perquisitions dans les agences de presse et au domicile des journalistes devront être effectuées par un magistrat. Le journaliste pourra s'opposer à la saisie d'un document.
Le texte a été examiné dans un climat tendu par les attaques de Nicolas Sarkozy contre certains médias la semaine dernière devant les parlementaires de la majorité, et par la polémique entre le porte-parole de l'UMP Frédéric Lefebvre et l'Agence France Presse (AFP), accusée de n'avoir pas repris un communiqué sur la condamnation de Ségolène Royal pour ne pas avoir payé deux anciennes attachées parlementaires. Absente lors du débat, la ministre de la Culture Christine Albanel est allée jusqu'à évoquer la création d'un nouveau service de l'agence dédiée à la diffusion de communiqués...
Nicolas Sarkozy : extrait relatif à la protection des sources lors de la conférence de presse du 8 janvier 2008
"Se donner les moyens d'avoir une presse distribuée"
"Il m'arrive d'être mitigé sur le respect d'une certaine déontologie professionnelle de certains de vos confères, je ne l'ai jamais caché et je l'assume", avait déclaré Nicolas Sarkozy. Mais "je préfère les excès de la presse à l'absence de la presse", avait ajouté le président. Nicolas Sarkozy avait, par ailleurs, estimé que "le premier problème" de la presse française était celui de la distribution de la presse écrite. "Le gouvernement est prêt à engager une concertation" avec la presse "pour se donner les moyens d'avoir une presse distribuée", avait-il dit. "Le journal aujourd'hui n'est plus accessible", avait lancé Nicolas Sarkozy, déplorant qu'il y ait "de moins en de moins de kiosques" et que "le portage coûte une fortune". Le gouvernement de François Fillon est prêt "à aller très loin dans un "plan de modernisation de la distribution de la presse", avait-il dit.
"Etre raisonnables et prudents"
Le président avait ensuite estimé que le second problème qui se posait à la presse était celui de sa "sous-capitalisation", qui "ne permet pas aux organes de presse d'investir". Il avait critiqué les "grandes déclarations un peu ridicules auxquelles nous avons assisté récemment sur la propriété de tel ou tel journal (...) "Que des gens qui ont des moyens investissent dans un journal, c'est une très bonne nouvelle", avait-il dit. "On ne peut pas dire que la presse est une industrie et refuser d'avoir des actionnaires pour financer cette industrie". Par ailleurs, alors qu'il était fait allusion aux deux reporters français prisonniers au Niger, Nicolas Sarkozy avait appelé d'une manière générale les journalistes à être "raisonnables et prudents". "Par moment j'aimerais que certains soient prudents. Nous sommes obligés de prendre des risques pour aller chercher certains de vos confrères qui ont pris des risques qui n'avaient rien à voir avec l'exercice de leur métier, et qui sont simplement dus à une certaine légèreté", avait-il dit. "Ce n'est pas parce qu'on est journalistes qu'on doit enfreindre la loi", avait-il ajouté, soulignant qu'il avait été "chercher" des journalistes retenus au Tchad dans l'affaire de l'Arche de Zoé.
mardi 13 mai 2008
John-Paul Lepers sur la liberté d'expression des journalistes de terrain...
Le journaliste John-Paul Lepers sur la liberté d'expression des journalistes de terrain...
vendredi 18 avril 2008
Liberté de la presse : un caméraman expulsé "manu militari"
mardi 19 février 2008
fracture numérique
cliquer sur la cartographie pour agrandir
jeudi 24 janvier 2008
de l’indépendance économique des médias
La presse française s’est reconstruite après-guerre autour du rêve des hommes et femmes issus de la Résistance : une presse libre, qui ne dépende que de ses seuls journalistes. Aujourd’hui, quelles relations a-t-elle avec l’économie marchande ? La presse écrite a-t-elle un avenir au plan économique ? Et la presse d’opinion ? Les conflits récents entre rédactions, décideurs ou actionnaires aux Echos et au Monde, l’émergence de médias nouveaux, associatifs ou qui font le choix de se priver de ressources publicitaires, marquent-ils un changement d’ère pour la presse française ?
vendredi 11 janvier 2008
SNJ Radio France : assez de pub à Radio France
Selon le SNJ Radio France, premier syndicat de journalistes de la radio de service public, le PDG de Radio France, Jean Paul Cluzel, et la Ministre de la Culture, Christine Albanel envisagent, pour des questions budgétaires, d'autoriser les chaînes de Radio France (France Inter, France Info, France Culture, France Musique, Le Mouv, Fip, France Bleu) à diffuser de la publicité de marque. Jean-Paul Cluzel aurait engagé des négociations avec le gouvernement pour un assouplissement des règles qui régissent la diffusion de la publicité sur les antennes de Radio France.









